Généralisation du baccalauréat professionnel en 3 ans

Avis du 14 mars 2008


Pour le CESER, l’expérimentation du Bac Pro en 3 ans menée par l’UIMM n’avait pas pour but une généralisation d’autant que les rapports de l’Inspection de l’Éducation nationale soulignent qu’une majorité d’élèves ne peut pas suivre un Bac pro en 3 ans. La concertation engagée montrant un consensus très large et très net, le CESER considère que cette généralisation du Bac pro en 3 ans s’effectue sans une analyse sérieuse des conséquences sur l’avenir des jeunes et des entreprises et que l’application de cette réforme irait à l’encontre des objectifs affichés. Le CESER préconise le maintien des niveaux V, notamment du BEP, afin de réduire les sorties sans qualification, que les deux parcours puissent être proposés aux jeunes dans chaque établissement : un Bac pro en 4 ans avec un diplôme intermédiaire, le BEP, et un Bac pro en 3 ans, tout en développant les passerelles permettant le développement des filières technologiques notamment, et au-delà de toutes les voies de formation.
Au final, le CESER condamne cette réforme dont le peu d’expérimentation a montré les limites et les risques. Ses conséquences prévisibles représentent un véritable danger pour l’insertion des jeunes et les entreprises. Elle risque de peser lourdement sur les territoires.


- Télécharger l’avis sur le Bac Pro adopté lors de la séance du 14 mars 2008, avec les avis relatifs à la DM1 2008 et la Convention AFPA.