Saisines et Autosaisines

Assemblée plénière du 14 octobre 2011


- PROJET DE CANAL À GRAND GABARIT ENTRE LA SAÔNE ET LA MOSELLE : ENJEUX ET OPPORTUNITÉS POUR LA CHAMPAGNE-ARDENNE

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PERSPECTIVE. Dans la perspective du débat public de 2013, préalable à la construction de ce projet d’infrastructure, le CESER a cherché à déterminer si ce canal à grand gabarit présente un intérêt pour le développement durable de la Champagne-Ardenne en termes d’attractivité, d’aménagement et d’ouverture du territoire, de positionnement stratégique, et s’il répond aux besoins logistiques des entreprises implantées à proximité. Plusieurs scénarios de tracés sont encore à l’étude. Le CESER se prononce dans son avis sur celui qu’il juge le plus opportun pour le développement de la voie d’eau, comme l’indiquait déjà son avis du 8 octobre 2004, et le développement économique du territoire régional.
SIGNAL. La décision politique de construire ou non le canal Saône-Moselle sera prise en fonction de considérations européennes et nationales (y compris les résultats du canal Seine Nord Europe mis en service en 2017). Les considérations locales peuvent jouer un rôle non négligeable dans le choix du tracé. L’option proposée par le CESER de défendre le tracé AB passant par la Haute-Marne doit donc se traduire par des actions concrètes en sa faveur.
Le CESER souhaite que la Région envoie un signal politique fort à destination des autres acteurs politiques et économiques concernés par le projet de canal Saône Moselle, en joignant ses efforts aux leurs pour défendre le tracé susceptible de faire bénéficier nos territoires des retombées économiques attendues.
Le CESER est d’avis que le tracé haut-marnais présente des avantages économiques et environnementaux indéniables. Un manque de volontarisme sur ce dossier laisserait le champ libre aux partisans d’un des autres tracés.

- L’avis et le rapport Projet de canal Saône-Moselle


- BOIS ET CONSTRUCTION : QUELLES SYNERGIES POUR LA CHAMPAGNE-ARDENNE ?

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RESSOURCE. Le CESER a souhaité mener une réflexion sur le dans bois la construction (structures des bâtiments, aménagements intérieurs et extérieurs...). La réflexion est partie des points suivants :
• Il existe une ressource forestière importante en Champagne-Ardenne et en parallèle une augmentation importante des exportations de bois non transformé,
• des entreprises de transformation du bois, localisées en région, sont confrontées à une perte d’activité depuis au moins une décennie,
• le marché du bois dans la construction est en fort développement, même s’il est difficile de l’apprécier en Champagne-Ardenne.
ENJEUX. La problématique de l’autosaisine du CESER est double puisque elle est à la jonction de deux secteurs d’activité : la filière forêt-bois et la construction. D’où l’importance de la question des synergies. C’est dans celles-ci que vont se jouer les questions de valeur ajoutée locale, d’emploi et de protection de l’environnement. Il s’agira de s’appuyer sur les caractéristiques de la ressource forestière régionale disponible aujourd’hui et dans un avenir proche pour développer les activités relatives au bois dans la construction en région. Il faudra dès lors veiller à ne pas créer de concurrence entre les différentes utilisations du bois (énergie, matériaux, …). D’autre part, il faudra garantir le développement des acteurs existants sur le territoire et l’implantation de nouveaux acteurs, pour conforter la filière de transformation régionale (par l’accompagnement des professionnels dans leurs projets, le renforcement de l’aide à l’investissement) et développer les circuits courts.
LEVIERS. Pour le CESER, des axes d’actions pour la Région existent. Ils concernent notamment le renforcement de la fonction d’observation des marchés et des activités du bois. Si l’information des professionnels est primordiale, l’incitation au dialogue et à la concertation entre acteurs l’est tout autant, et la mise en place de réseaux d’entreprises pourrait permettre de favoriser les projets collectifs (approche des marchés, nouveaux produits, qualité...). Par ailleurs, il s’agira de conforter la filière de transformation régionale et de développer les circuits courts. La Région devrait aussi définir le bois dans la construction comme un des axes particuliers de son action en matière de recherche et d’innovation, en favorisant notamment l’expérimentation. Dans le domaine de la formation, la Région et l’État doivent accompagner le développement de l’activité bois construction en permettant l’évolution des savoir-faire et en favorisant la formation.

- L’avis et le rapport Bois-Construction