Les CESER de France se sont réunis pour échanger sur les Pôles de compétitivité :
quels constats et quelles perspectives ?
3 ans après leur mise en oeuvre et une première évaluation.
Près de 150 personnes ont participé aux débats, dont plusieurs Présidents de CESER de métropole, d’outre-mer et même de Wallonie, mais aussi plusieurs Présidents de pôles de compétitivité, des chefs d’entreprise, des universitaires, des syndicalistes, le « CES de la République », le cabinet consultant qui a participé à l’évaluation des pôles...
• Les constats et les attentes des tables rondes
Si tous les pôles insistent sur le rôle de catalyseur des projets entre monde économique, monde de la recherche et de l’innovation publique ou privée, mondes qui avaient tendance à s’ignorer, tous les acteurs présents (CESER, consultants, représentants de pôles) restent cependant prudents...
La gouvernance semble être le sujet le plus compliqué à débattre. Les collectivités locales, ou l’Etat, ont un rôle prépondérant à jouer, de même que les représentants de la société civile, pour le développement, la reconnaissance et l’ancrage des pôles au niveau local, ainsi que leur développement à l’international. Cependant, la présence de la puissance publique dans les instances de gestion des pôles n’est pas réellement envisagée, quand elle n’est pas carrément exclue.
Sur le financement, la difficulté ne vient pas tant de la multiplicité des sources (Europe - 7e PCRD -, collectivités, Etat - FUI -...) que des modalités de financement particulières à chaque contributeur. La voie de la simplification des modes de financement reste donc à défricher...
En termes de développement local, et d’impact sur l’emploi, le bilan semble encore prématuré. Les questions de formation et de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences restent préoccupantes, étant donné le décalage souvent constaté entre les besoins et la mise en place de dispositifs dans ce sens.
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